La journée dite « de solidarité »

Publié le par bara de la cgt

Le travail non rémunéré du lundi de Pentecôte ou de tout autre jour de l’année, qualifié abusivement de « jour de solidarité », est une fausse mesure de solidarité envers les personnes dépendantes et une vraie disposition de recul social pour les salariés, au profit des seuls employeurs et des orientations voulues par le Medef.

 

Que recouvre cette mesure totalement inique ?

C’est une nouvelle opération de culpabilisation de l’ensemble de la population active, un véritable cheval de Troie contre les 35 heures n’apportant aucune réponse aux besoins des personnes dépendantes.

 

La mise en cause du lundi de Pentecôte ou d’un autre jour travaillé gratuitement en plus sur l’année, participe bien à la campagne et aux moyens mis en oeuvre pour remettre en cause les dispositions de la loi Aubry et les accords signés dans les branches et les entreprises sur les 35 heures.

 

Mais elle s’attaque aussi aux garanties collectives de réduction du temps de travail en vigueur bien avant.

Tous les salariés sont visés par ces attaques quels que soient les contrats et clauses de ceux-ci et quels que soient les régimes et durées du travail !

 

Une attaque en règle contre le principe de faveur dans la hiérarchie des normes sociales.

 

Les dispositions relatives à l’instauration de la journée dite de solidarité contribuent à mettre en cause cet acquis du droit du travail :

·         Sur le lundi de Pentecôte, elles encouragent une pratique d’accords dérogatoires de remise en cause au niveau de l’entreprise ;

·         Sur le jour de solidarité (Pentecôte ou autre) jour choisi par accord d’entreprise ou par décision unilatérale de l’employeur.

 

Pour les salariés des entreprises où le travail est organisé en continu (et pas seulement pour les salariés travaillant en continu), l’employeur pourrait, à défaut d’accord, fixer unilatéralement une journée de solidarité différente pour chaque salarié, avec pour toute formalité (là où l’une d’elle existe) la consultation au préalable de l’institution représentative du personnel, le comité d’entreprise ou à défaut, les délégués du personnel.

 

bara de la cgt

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